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Identités imaginaires









Etape 1 - Image de soi

DANS LA MÊME RUBRIQUE :
Bibliographie
Etape 2 - Analyse de l’image
Etape 3 - Transformation / Métamorphose
Préparation


Nous empruntons ici ce que dit M.A OUAKNIN du nom, car c’est bien ce que nous mettons en jeu dans l’image et dans l’identité : porter son visage comme on porte son nom.

"Qu’est ce qu’un nom ?
Avoir un nom c’est littéralement " exister » au sens étymologique de "se tenir hors… ", hors de toute contenance qu’on puisse se donner. "

"Tout homme à la naissance a en potentiel deux dimensions :
un "être ici" et un "être là-bas." L’"être ici" est la situation passive de la naissance où j’y suis sans jamais y être arrivé, échu à moi même comme une dette que je n’ai pas contractée. C’est l’"ici"d’un échouage où je me trouve jeté, héritage des ancêtres, destin."

1. Etre ici (travail collectif)

Apparier le visage de chaque participant avec un portrait : chacun choisit la photo d’un autre participant et vient la placer au dessus d’un portrait.

Il s’agit d’une ressemblance globale selon les traits du visage : forme du menton, du front, des sourcils, du regard (douceur, dureté, vivacité…) rapprochant plutôt d’un « type » : vierge raphaélique, condottiere, Titi parisien, Rubens, Giacometti… en dépassant les particularités anecdotiques qui orienteraient vers la caricature (grand nez, oreilles décollées…).

Chacun justifie son choix devant le groupe, en essayant d’expliciter au mieux ses raisons : ovale du visage, expression du regard, sourire, type méditerranéen ou flamand etc.… Débat.

1. Etre là-bas (travail individuel)

"A l’"être ici" s’oppose l’"être là-bas"(…). Etre homme signifie être à…, être là-bas, cham ; c’est à dire dans un projet , dans une ouverture au futur. Le "là-bas" du "nom" permet d’échapper au destin d’une vie déjà écrite, déjà tracée. Par le nom comme projet, devient aventure…"

" L’art de porter son nom signifie dès lors cette capacité à se porter soi même, se transporter, se faire "métaphore" de soi même au sens étymologique de ce mot qui veut dire "porter au-delà". Le nom n’est pas une pellicule sonore qui recouvre un individu pour l’enfermer dans une identité définitive, mais à l’inverse, le nom est en l’homme l’ensemble des forces qui le poussent à s’inventer, dans un processus infini d’être et de "dé-être" d’identification et de "dés -identification" de signification et de "dé-signification" de soi. Ainsi on ne peut plus parler d’une identité personnelle, mai d’une dialectique de l’identité personnelle qui oscille entre la mêmeté de soi e l’altérité de soi. Porter un nom, c’est se porter vers son nom."

Recherche d’une ressemblance "intime" avec un portrait

Il ne s’agit pas de rechercher des ressemblances morphologiques et plastiques (externes, objectives) entre deux visages. Chaque participant revient à soi. IL va travailler avec le deuxième jeu d’images (portraits) à partir d’une "métaphorisation " de soi, c’est à dire que, en s’appuyant sur les notes explicatives attenant à chaque portrait il doit élire celui qui présente le plus de connivences avec la façon dont il se vit intérieurement : " Je peux me vivre comme un samouraï, un Prométhée, une courtisane, un enfant docile, un don quichotte…Quel que soit mon âge mon sexe ou mon physique.

Ce choix reste secret.
Individuellement : trouver 5 mots clés pour le portrait choisi puis écrire un texte court relatant sa vie dans l’image choisie.
Ce texte doit commencer par « Je me souviens… ». Ces textes seront utilisés en phase trois : métamorphose.








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